26-09-2017
 
 
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BOIRE AU POT D'ÉCHAPPEMENT

Imaginons une ville où les fumées pestilentielles des pots d'échappements auraient disparues, remplacées par de la vapeur d'eau. En passant le doigt sous le pot d'échappement, un peu d'eau s'y condenserait, que l'on pourrait porter sans danger à la bouche. Un rêve  ? Plus tout à fait. Depuis quelques années déjà, des voitures à hydrogène fonctionnent.

À Tokyo, certains bus sont équipés et fonctionnent régulièrement. Le principe : la réaction de l'hydrogène avec l'oxygène, qui produit de l'énergie pour le moteur et une molécule d'eau (H2O). Mais alors, que n'a-t-on pas déjà partout dans nos garages de telles merveilles  ? C'est que la production de ces voitures n'est pas simple et le bénéfice pour l'environnement pas aussi évident qu'il n'y paraît.

Outre les problèmes du stockage de l'hydrogène dans la voiture et de sa transformation en énergie électrique dans une pile à combustible (qui nécessite notamment beaucoup de platine, métal rare et cher), le principal obstacle se trouve dans la production même de cet hydrogène. Pour le produire, il faut séparer une molécule d'eau en hydrogène et en oxygène qui seront assemblés de nouveau dans la voiture pour la faire rouler. Mais la séparation de la molécule d'eau réclame beaucoup d'énergie électrique. Autrement dit, pour faire avancer la voiture non polluante, il faut produire de l'hydrogène... en polluant. De plus, lors de la production d'hydrogène, les fuites sont importantes, ce qui multiplierait la quantité de gaz dans l'atmosphère et mettrait en danger la couche d'ozone. Il reste donc à trouver des modes de production d'hydrogène efficaces et non polluants et améliorer les piles à combustible pour que la voiture à hydrogène devienne une véritable alternative.

(Le Monde. Science)

 
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