26-09-2017
 
 
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RAISONS DE L'EAU-PTIMISME (EXTRAIT)

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ALTERNATIVES INGÉNIEUSES OU INSOLITES AUX PÉNURIES EN EAU

La raréfaction des ressources en eau est loin d'être inéluctable. Outre que les réserves laissent une marge appréciable, des alternatives apparaissent, des plus technologiques aux plus surprenantes. EQM propose, pour clôturer ce numéro, un petit tour d'horizon des bonnes idées et des bonnes nouvelles.

Des toiles d'araignée aux filets à brouillard.

Qui n'a jamais vu une toile d'araignée perlée de rosée au petit matin ? Non contente de se servir de sa toile pour capturer ses proies, l'araignée profite de la capacité de cette même toile à retenir l'eau. Elle n'est pas la seule du règne vivant ! Un scarabée du désert de Namibie se poste sur le haut des dunes, à l'aube, pour recueillir l'eau sur son corps spécialement équipé, afin d'étancher sa soif. Le garoé, un arbre connu depuis le XIVe siècle, semblait avoir la propriété de capturer l'eau du brouillard ruisselant sur ses feuilles. De vrais réservoirs étaient construits par les populations des îles tropicales pour recueillir une eau absolument limpide dégoulinant des arbres !

Aujourd'hui, on sait que beaucoup d'espèces peuvent capter ces précipitations d'un genre particulier : caféier, eucalyptus, acacia…En effet, comment laisser passer cette manne d'eau virtuelle que représente le brouillard sans être tenté de la recueillir. À la place des arbres, aujourd'hui, les hommes utilisent de grands filets installés dans les zones de passage du brouillard. Comme sur les toiles d'araignées, l'eau se condense sur les fines mailles et s'écoule par des gouttières jusqu'à des réservoirs. Plus de vingt régions dans le monde expérimentent ce système : du Cap-Vert au désert chilien en passant par la Californie. Si l'expérience ne peut évidemment être étendue partout, elle reste précieuse notamment dans les endroits isolés où l'accès à l'eau douce est difficile et irrégulier.

Les progrès du dessalement.

L'eau douce ne représente que 3 % de l'eau de la planète, ce qui laisse 97 % pour les océans. Un potentiel énorme, car les océans couvrent plus de 70 % de la surface du globe. Un seul problème, mais de taille : l'eau de mer est 1000 fois trop salée pour la consommation humaine. Le procédé le plus évident pour enlever le sel de l'eau de mer est comparable à celui utilisé pour la production du sel. Lorsque l'eau de mer s'évapore, elle laisse le sel au sol. Il suffit de condenser la vapeur ainsi dégagée pour obtenir une eau propre à la consommation. Ce procédé est utilisé depuis longtemps par les marins pour se procurer de l'eau douce. Depuis les années 1960, il est utilisé à grande échelle pour produire de l'eau propre à la consommation. Ce procédé reste cependant vorace en énergie : il faut porter l'eau à ébullition puis refroidir la vapeur. De nouvelles techniques se sont alors développées. L'une des plus prometteuses, l'Osmose Inverse, consiste à presser un volume d'eau contre une membrane spéciale qui ne laisse pas passer le sel. L'exploitation de cette technique a commencé dans les années 1980. Trois ou quatre fois moins gourmande en énergie que la méthode thermique, puisqu'il n'y a que la forte pression à assurer, elle n'a pas été tout de suite au point, à cause de la fragilité des membranes. Mais la productivité a augmenté de presque 100 % ces 25 dernières années. Ce procédé fournit plus de la moitié de l'eau dessalée (1 % de la consommation d'eau mondiale). Si la technique reste encore chère malgré une chute considérable des coûts de production, elle est promise à un bel avenir.

Le faiseur de pluie.

Depuis 1938 déjà, l'homme sait provoquer des pluies artificielles en ensemençant les nuages avec de la neige carbonique ou de l'iodure d'argent. Un brésilien d'origine japonaise, Takeshi Imai, a réussi à faire pleuvoir en utilisant... de l'eau ! En étudiant de près la composition des nuages, il s'est rendu compte qu'ils étaient constitués de milliards de gouttes minuscules restant en suspension. Au moment de pleuvoir, des chocs se produisent et des gouttes collectrices agrègent les autres micro-gouttes. Elles finissent par atteindre la taille critique, se transformant alors en véritables gouttes de pluie. Il « suffisait » alors de déclencher artificiellement le choc des gouttes. Grâce à un avion équipé de pulvérisateurs d'eau rotatifs projetant des micro-gouttelettes à très grande vitesse dans les nuages l'ingénieur enclenche alors une cascade de chocs aboutissant à la pluie en une dizaine de minutes. Le rendement est énorme et entre les années 2003 et 2004, les pluies artificielles ont représenté 31 % des pluies alimentant le complexe de São Paulo au Brésil. L'ingénieur a reçu pour ses travaux la médaille d'or au Symposium international de l'eau en 2005 à Cannes. [...] ©EQm

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